Marie A. Denizot
Conception et réalisation d'installations sonores (en collaboration ou non avec d'autres artistes visuels) et compositions attenantes :
Conception et installation dans des jardins de haut-parleurs autonomes (sur batterie) à déclenchement par présence.
Dans différents lieux du Vendômois entre 2006 et 2020, départ dans les Cévennes et don du matériel à Zone i.
Les compositions courtes sont enregistrées sur carte amovibles, ce qui permet de s'adapter aux différents projets :
"La chevelure" est une installation sonore qui détourne un des rituels du coiffeur, le séchage sous casque.
Dans les années 70, de nombreuses femmes, souhaitant apparaître toujours avec une mise en pli impeccable, ont adopté cet objet chez elle. Un casque séchant, réplique de celui du coiffeur, sur pied, à ranger après usage.
Ma mère en avait un et l'a utilisé quelques années, le dimanche matin. Puis l'a remisé.
Changement de coiffure, changement de rituel, changement de vie.
J'ai retiré le dispositif chauffant et soufflant pour le remplacer par un haut-parleur, relié à une carte son et à un détecteur de présence qui déclenche les sons préalablement composés.
Je lui ai confectionné une perruque de chutes de bande magnétique et d'amorce, que je n'utilise plus depuis l'arrivée de l'informatique dans le son, dans les années 90.
Changement de technologie, changement d'utilisation, changement de vie.
Le sèche cheveux devait aider au frisement artificiel des cheveux, les bandes magnétiques restent désespérément raides.
Une utilisation du mot « perruque » est observée dans les métiers du cinéma, pour désigner l’enchevêtrement que forme une pellicule (image ou son) accidentellement débobinée.
Et « Faire en perruque » consiste à travailler pour son propre compte, en fraude, sur le temps de travail, avec les matériaux de l’entreprise. De nombreux courts-métrages, souvent militants, ont été ainsi produits, par détournement.
Cette installation s'appelle "La chevelure" en référence à un film d'Ado Kirou de 1960, d'après une nouvelle de Maupassant parue en 1884, où un homme devient délirant à la suite de sa rencontre avec une perruque de femme, longue et blonde, découverte dans un tiroir de commode.
La chevelure a été installée au Festival des détournements, aux ADM en 2016 et 2017.
Sonorisation d'une sculpture cinétique de Bruno Bompas.
Galerie E(co)tone à Vendôme, mars 2017.

S'asseoir sur un canapé, protégé des regards, dans une quasi obscurité et se laisser aller aux sons de la douche sonore.
Vidéo réalisée à partir de photos lors de l'exposition à Ouchamps, en avril 2012.
Musique : improvisation sur le thème de l'absence par Françoise Pons, voix, Jacques Simony, flute, Marie Denizot, harpe.
« Prélude et fugue » ou « Refuge d'étape », poème sur papier blanc et papier calque superposé (5 panneaux, 60x250cm, ou 90x350cm), 2010.
A la découverte des refuges d'art d'Andy Goldworthy, la balade initiale s'est révélée initiatique.
Fusion avec le monde.
La superposition du calque fait apparaître, au gré du regard, une pluralité de lecture.
« ineffables absences » 2013, 9 poèmes en grand format, suspensions d'encres (naturelles et industrielles) sur papier de soie
Absence des êtres
Absence au monde

Présence discrète des ombres
Présence vitale
Portraits d'absents, morts ou loin. Inclus les 5 « Quelqu'un » : cinq personnes, ayant une influence majeure dans ma vie. Associés intimement à nos 5 sens.
« Divagations paysagères », 5 quatrains (42x100cm),
encres et pigments sur carton plume, 2015.
papier découpé sur carton, 2015.
Autre volet du petit format. Dévoilement du secret par la transparence ? Pas sûr.
Sur la route de chacun, trouver des mots pour dire que la fin inéluctable implique de jouir
de chaque pas.